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Épisode 37: Innovation et environnement avec Claire Touvier de Poralu Marine

Sommaire de l’épisode

Nous discutons avec Claire Touvier, responsable des solutions environnementales chez Poralu Marine, pour comprendre les impacts de l’innovation sur une entreprise et sur ses collaborateurs. Une rencontre fascinante où sont abordés le rôle de l’innovation, l’approche pour celle-ci, la nécessité de la collaboration et le droit à l’erreur.

Poralu Marine est une société connue comme étant le leader mondial de la gestion, conception et fabrication de marinas en aluminium, mais qui se diversifie dans les innovations liées à la préservation de l’environnement.

Episode 37: Innovation et environnement avec Claire Touvier de Poralu Marine

Claire Touvier, après une formation en droit international des affaires, s’est redirigée vers les affaires car elle pressentait que la force créatrice y était plus forte, ou tout du moins plus immédiate.  Après avoir fait ses armes en marketing international pour de grands de la distribution alimentaire comme Carrefour et Yoplait, elle a rejoint le leader de l’événementiel, GL Events dans une équipe resserrée, dont le projet était de développer la marque Bocuse d’Or et Sirha, des mastodontes de l’évènementiel gastronomique sur des marchés dits émergents : Turquie, Russie, Brésil, Mexique. 

Déjà alors, il s’agissait d’innovation. Le cœur du concept était là, mais il lui fallait en réinventer milles nuances sur chaque marché, « éduquer ce marché », le fédérer à toute vitesse. Une belle aventure !

Elle rejoint ensuite Poralu Marine, le leader mondial des installations portuaires en aluminium avec plus de 150 collaborateurs et des unités de production en France et au Canada, avec un nouveau projet « fou » : lancer le premier collecteur de déchets flottant, concept alors inédit, en collaboration avec une start-up australienne.   Développement produit, vision stratégique, déploiement commercial, évolution de l’offre, pilotage de la production et des opérations, le tout en lien avec l’ensemble des compétences de Poralu Marine sur un format intrapreneur et équipe en circuit court agile. 

Et voilà, 4 ans plus tard, 1500 collecteurs de déchets Seabins sont installés dans les ports et marinas de plus de 37 pays ; le collecteur de déchets flottants se fait de plus en plus « normal » et de moins en moins « source d’interrogations ».  Poralu Marine décide alors de devenir le leader de la collecte de déchets sur le littoral avec la première gamme de solutions appelée serial cleaners et ce n’est plus une mais 4 nouvelles technologies que Claire lance cette année.

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Détails de l’épisode

(0:00) Bienvenue à l’épisode 37

  • Entrevue avec Claire Touvier.
  • Responsable des solutions environnementales chez Poralu Marine en France.

(3:00) Introduction 

Q : Pouvez-vous décrire un peu votre entreprise pour nos abonnés/téléchargeurs (listeners en français) ?

R : Leader mondial de la construction flottante en Aluminium.  Diversification importante sur l’environnement notamment.  Ils ont 150 collaborateurs et les structures d’aluminium pour les ports et marinas sont leur cœur de métier.

(3:56) L’innovation pour Poralu Marine

Q : Deux éléments me frappent en me renseignant sur votre entreprise : l’importance accordée à l’innovation et celle accordée à l’environnement.  Parlons d’abord innovation :  pourquoi est-ce important pour vous ?  Qui vient en premier : innovation ou diversification ?  Comment entendez-vous la vision stratégique ?

R : Poralu travaille sur des marchés de niche.  Innovation, diversification : Poralu fait surtout de l’agilité portée par sa vision stratégique !  On vit l’innovation plutôt que la penser.  La vision vient de cette envie d’avoir un impact sur le monde de demain et on facilite les réflexions.  Puis on teste, on apprend en marchant.  

(07:26) Approches d’innovation

Q : Quelles sont vos approches en matière d’innovation ?  Avez-vous des manières de faire bien précises ou au contraire laissez-vous vos collaborateurs s’organiser ?

R : L’approche est d’innover par la vision stratégique de manière improvisée et structurée à la fois, qu’on peut appeler hybride.  On veut apporter une version « beta » en faisant correspondre les besoins clients, nos forces, la chaîne de valeur.  On parle d’ « Effectuation » :  on y va si le cap en vaut la peine et si on a les ressources; on procède à l’aide de nombreuses étapes courtes et pilotées au jour le jour.  

(10:09) Sources d’ajustements et d’évolutions

Q : D’où viennent les ajustements ?  Comment faites-vous remonter les évolutions perçues ?

R :  Un réseau de partenaires, d’agents, de distributeurs ainsi qu’un réseau d’utilisateurs finaux qui nous connaissent et qui nous font confiance.  L’innovation requiert le plaisir partagé de travailler ensemble et le partage de valeurs fortes.  On cherche d’accompagnement sur les « proof of concepts » ou les « Minimum viable product » (MVP).  Mais nous faisons très attention à la qualité de ces versions beta et nous expliquons clairement les limites du MVP à nos clients.

(15:10) Partenaires en amont

Q : Y a-t-il ce même état d’esprit avec vos fournisseurs, vos partenaires « upstream » dans la chaîne de valeur ?

R : À notre stade de développement, oui mais ce n’est pas notre premier focus à ce stade :  on essaie encore d’internaliser la plupart des éléments.

(16:37) Le droit à l’erreur

Q : Innovation signifie souvent d’apprendre en marchant ?

R : L’erreur est autorisée chez nous.  Mais il faut surtout réagir sans réprimander !  Essai et erreur est valorisé mais il faut réagir immédiatement pour rétablir le cap.  Surtout ne pas la cacher pour permettre d’apprendre.  On ne se cache rien car on ne fait rien seul et on cherche les réponses dans un collectif.

(20:30) L’importance de l’environnement

Q : L’environnement maintenant.  Comment êtes-vous venus à vous en préoccuper ? 

R : C’est dans la vision stratégique de notre dirigeant et on doit tous la porter.  Nous travaillons sur le littoral et on doit se préoccuper de sa qualité sans quoi nous détruisons la raison-d’être de notre business.  Chaque idée vient en son propre temps mais il est difficile de faire naître un marché avant terme: les clients ne sont pas encore réceptifs.

(23:10) Éduquer le marché

Q : Ce message doit donc aussi être prêt à être bien reçu de vos clients ?

R : On sait qu’on devra éduquer le marché mais on le fait avant que le marché soit « prêt ».  Il y a une part de risque sur la question du timing.  Il faut de la résilience et de la force de conviction et raffiner les produits jusqu’à ce qu’ils soient performants.  On lance une gamme appelée « Serial Cleaners » pour les déchets du littoral, sur terre et mer sur 100m de part et d’autre de la rive.  Mais beaucoup de clients n’ont pas conscience de ce qui est possible et des inconvénients sur l’environnement des solutions plus « anciennes ».

(27:57) Compétences et valeurs des collaborateurs

Q : Justement vos collaborateurs, comment les choisissez-vous pour qu’ils soient ouverts à ces deux aspects, l’innovation et l’environnement ?

R : Le recrutement se concentre sur les valeurs humaines : bienveillance, écoute, humilité.  Il faut bien comprendre les besoins des uns et des autres et être ouvert à des changements.

(30:18) Nécessité d’un équilibre

Q : Quelles sont vos principales opportunités d’amélioration à l’interne ?

R : Trouver un juste milieu entre structuration et improvisation !  Continuer à bien communiquer et donner toute sa place à tous les pôles d’innovation.  Les bons outils au bon moment.

(32:26) Conclusion

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Claire Touvier

Poralu Marine

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