Podcast Innovation, Agilité et Excellence 2022

Épisode 153: L’importance du management visuel en Agilité et en Innovation

Sommaire de l’épisode

Jean-François Nantel explore l’importance du management visuel et son rôle dans l’amélioration de la communication et de la collaboration dans les projets. 

Il aborde l’utilisation de l’Obeya room qui permet de faciliter la planification et le suivi des projets grâce à des outils visuels. Il fait référence à des pionniers comme Sutherland, Taylor, et Toyota qui ont intégré le management visuel pour améliorer l’efficacité et impliquer davantage les équipes dans leurs performances.

L’épisode aborde également l’importance de l’adaptation des méthodes de gestion aux spécificités de l’entreprise, en s’appuyant sur les concepts de contingence. 

À retenir

  • Le management visuel permet de rendre les informations et les progrès immédiatement visibles, favorisant ainsi l’amélioration continue.
  • Le diagramme de Gantt, outil de gestion du 19e siècle, peut être remis en question dans un contexte agile.
  • La contingence technologique et évolutive joue un rôle dans la structuration et l’évolution des organisations.
  • Il est important d’adapter les méthodes de gestion en fonction des caractéristiques de l’organisation.

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Détails de l’épisode

(00:00) Bienvenue à l’épisode 153

  • Deux questions sur le management visuel:
    1. Pourquoi le management visuel est-il important dans les méthodes itératives et incrémentales de management de projet?
    2. Quels outils mettre dans une Obeya room?  Peut-on y mettre un diagramme de Gantt?

(02:14) Le management visuel

  • Au travail, la vue, le toucher et l’ouïe peuvent être considérés comme les plus importants.  
  • Le succès de Sutherland avec sa compagnie de cadets ne tient pas à son autorité mais bien à son rôle et à sa manière de l’exercer.  
  • Taylor et son organisation scientifique du travail, tend à spécialiser chaque tâche et fait aussi appel à des outils visuels pour aider les travailleurs et ouvriers à faire leur travail.
  • Deming, Shewhart et plus tard Toyota, Toyoda et Ohno quant à eux introduisent entre autres choses le management visuel pour corriger certains excès de Taylor et Ford. 
  • L’Obeya room est :
    1. Construite par l’équipe et pour l’équipe.
    2. Un lieu unique avec des tableaux blancs sur les murs enrichis de post-its manuscrits, d’autocollants et d’autres artefacts en papier, agissant comme des éléments visuels simples pour la planification, la cartographie de la chaîne de valeur, le kanban, la gestion des actions, la résolution de problèmes, le tableau de bord, le moral de l’équipe et la planification des vacances.
    3. Un centre de communication permettant des interactions et des décisions participatives rapides.
    4. Un lieu où les équipes peuvent partager des informations sur les activités de l’entreprise, améliorer en permanence l’efficacité et accroître l’intelligence collective.
  • Le management visuel tel que décrit par Sutherland cherche à responsabiliser chaque membre d’une équipe en le rendant co-responsable de la performance.
  • Il transforme le rôle des managers et des dirigeants. 

(07:46) Le mélange des genres et l’importance de la contingence

  • Nous disons sur ce podcast qu’il n’y a pas une seule et même méthode, outil, habileté, connaissance à mobiliser mais bien un ensemble.
  • Jean Woodward distingue 2 types de contingence :  la contingence technologique et la contingence évolutive.
  • La première observe que l’organisation se structure en fonction d’un ensemble de critères reliés à la manière de créer de la valeur.
  • C’est donc dire que selon que la «production » soit du type projet (par exemple dans le bâtiment), en atelier (par exemple dans l’aéronautique), de masse (par exemple dans l’automobile ou l’électronique) ou continue (par exemple la production d’énergie), le nombre de niveaux de management, l’importance accordée au contrôle et à la supervision, le niveau de compétence des ouvriers, la structure d’ensemble et les modes de prise de décision seront différents.
  • La seconde concerne l’évolution des entreprises industrielles. 
  • Mintzberg quant à lui nous indique qu’un certain nombre de conditions ou facteurs de contingence agissent sur ces paramètres, en particulier : l’âge et la taille de l’organisation, son système technique, son environnement et ses relations de pouvoir.
  • Donc il n’y a pas que pour les projets où il faille adapter son approche managériale.  

(13:34) Conclusion

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