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Épisode 47: Web 3.0, IA et Blockchain avec Matthew Cowen

Sommaire de l’épisode

Quel est le futur que nous apportent les nouvelles technologies du Web 3.0, la Blockchain et l’intelligence artificielle? Nous en discutons avec Matthew Cowen de Dgtlfutures.

Un entretien fascinant et riche en apprentissages!

Matthew Cowen a fondé Dgtlfutures en Martinique où il est basé depuis plus d’une décennie, pour aider ses clients à décortiquer la transformation numérique. Matthew a plus de 20 ans d’expérience dans l’informatique et les TIC, et est consultant en entreprise.  

Dgtlfutures vise à aider les petites entreprises des Caraïbes à développer et à mettre en œuvre leurs stratégies de transformation numérique. Il est également l’auteur de la lettre d’information The Future is Digital, une excellente lecture qui parle du numérique avec une perspective d’affaires, de management et de stratégie.

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Détails de l’épisode

(00:00) Bienvenue à l’épisode 47

  • Entretien avec Matthew Cowen.
  • Consultant en Transformation numérique basé dans la Caraïbe.

(01:32) Le Web 3.0. Est-ce ce fameux métavers? Peux-tu nous dire de quoi on parle?

  • C’est un terme relativement nouveau. 
  • Web 1.0 = accès à l’information sur ordinateur, une sorte de bibliothèque. 
  • Web 2.0 = interactivité plus poussée, capacité de faire des transactions (e-commerce) et évolution vers les téléphones mobiles. Le Web 2.0 touche presque la moitié de la population mondiale.
  • Web 3.0 = Web 2.0 + Blockchain, réalité virtuelle et réalité augmentée: On cherche des interactions plus immersives. Il nous amène dans un univers artificiel qui fournit de nouvelles opportunités pour construire des interactions plus profondes.

(05:29) Réalité virtuelle, réalité augmentée, quelle est la différence?

  • La technologie va évoluer vers plus de vitesse, d’avantage de miniaturisation et continuer à se démocratiser. C’est certain.
  • La réalité virtuelle nous extrait de notre réalité pour nous amener dans un autre univers.
  • La réalité augmentée quant à elle cherche à nous communiquer des informations en plus de celle que nous percevons de notre monde réel. 

(07:57) Qui a le leadership dans ce domaine aujourd’hui?

  • Google bien sûr.
  • Le monde technologique est très concurrentiel. Mais dans la réalité virtuelle, c’est surtout Oculus, achetée par Facebook. Ils poussent l’expérience très loin, surtout dans le monde du jeu vidéo. Ils vendent les casques à marge nulle ou à perte pour justement démocratiser cet univers.
  • En réalité augmentée, Microsoft avec Hololens qui est très utilisé dans le milieu industriel mais il y a aussi beaucoup de rumeurs. Exemple : Apple qui croit beaucoup à la réalité augmentée plutôt qu’à la réalité virtuelle.

(10:46) Pour une entreprise de services, quel intérêt à court terme?

  • Il n’y a pas vraiment de limites! Il y a beaucoup de potentiel dans le secteur de la santé, dans le tourisme pour mettre en avant les attraits d’un lieu ou d’une région sans dissuader la visite «en vrai». Aussi les installateurs de produits qui pourront avoir l’accès à un expert en temps réel.

(13:02) La Blockchain, est-ce une technologie à part entière ou seulement un protocole d’échange de données?

  • Je la vois comme une technologie très intéressante avec énormément de potentiel. Par exemple, une entreprise peut utiliser la Blockchain pour gérer ses stocks.
  • Aujourd’hui c’est très associé aux cryptomonnaies ce qui a les inconvénients de ses avantages: Fraudes, blanchiment, etc. La Blockchain doit se débarrasser de cette image de cryptomonnaie pour montrer sa légitimité et son utilité au quotidien.

(14:55) Pourquoi est-ce si énergivore ?

  • Une Blockchain est une série d’entrées de transactions. Une fois la transaction enregistrée, c’est parfaitement vérifiable. Comme c’est une chaîne, à chaque transaction, la chaîne s’agrandit. Si la chaîne est plus longue, l’algorithme qui valide la chaîne doit valider la chaîne au complet. Plus la chaîne est longue, plus cela prend de l’énergie pour valider l’ensemble de la chaîne.
  • Exemple: Ethereum, la Blockchain la plus populaire, pour chaque transaction additionnelle, cela demande 247 kWh, l’équivalent de 8,4 jours de consommation d’une maison aux É.-U.. Depuis 2021, la consommation énergétique de la Blockchain explose en particulier depuis 2021.
  • Comme il faut prouver que le travail a été fait, du coup la consommation d’énergie augmente de manière exponentielle. Ensuite, les Blockchains se font aussi attaquer et il devient possible de couper les chaînes en deux mais cette approche est également très énergivore.

(21:26) Les cryptomonnaies se multiplient. Est-ce une solution à la recherche d’un problème?

  • Oui et non! Oui en ce qui concerne les cryptomonnaies. Aujourd’hui, on ne voit pas encore d’utilisation à grande échelle côté monétaire.
  • Non car pour les transactions autres que l’argent.
  • Le site web3isgoinggreat.com expose les activités illicites et les problèmes de sécurité des Blockchains.
  • L’idée était aussi de décentraliser le Web 2.0, une sorte de retour à l’idéal du Web 1.0 dans ce sens. La Blockchain est un des éléments pour tenter cette décentralisation, briser les monopoles des géants du web.

(25:07) Quelles sont les différences entre l’intelligence artificielle (AI) et le machine learning (ML)?

  • ML et AI sont souvent utilisés de manière interchangeable mais il y a une différence entre les deux. ML est une partie de l’AI plutôt que quelque chose à part.
  • ML est une manière de former les ordinateurs à reconnaître certains patterns. Donc, utiliser cette capacité lorsque les ordinateurs voient des données «nouvelles», autrement dit différentes de ce qu’ils ont vu précédemment.
  • Plus il y a de données dans les banques de données d’entraînement, meilleure sera la prédiction de la machine.
  • AI va prendre des décisions sur la base de ce que l’ordinateur a appris via le ML.  

(28:07) Quelles sont les entreprises leaders dans ce domaine?

  • L’investissement nécessaire pour développer ces technologies est énorme. Donc les universités et les grandes entreprises privées comme IBM, Meta et Google.
  • Pour ce qui est d’une utilisation grand public, on est sur du Google et du Apple. Des modèles d’AI travaillent en permanence sur nos téléphones.

(30:19) À quoi devrions nous avoir hâte dans les 12 à 18 prochains mois en ce qui concerne ces sujets?

  • Je suis de plus en plus préoccupé par des utilisations détournées de ces technologies, plutôt que celles dites «pour le bien commun». Les modèles AI peuvent faire un travail formidable pour moins cher que si nous devions monter de grandes équipes pour le faire «humainement».
  • Le ML nécessite des données saines. Aujourd’hui, il existe beaucoup de bases de données et certaines vont refléter certains préjugés: Racistes, sexistes, etc.  Il y a un syndrome «garbage in – garbage out» auquel nous devons faire très attention.
  • On voit aussi des utilisations de l’AI pour faire peur à des gens ou déstabiliser des institutions. C’est ce sur quoi je garde un œil ouvert en ce moment.

(34:37) Conclusion

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